RESEAU HOMMES ROMANDIE             

       

 

Quand les hommes parlent...

enquête dans les groupes d'hommes (1993-2000)

 un livre de Patrick Guillot,

édition Le Souffle d'Or, 2002

 Quatrième de couverture

C'est au Québec, sous l'impulsion du psychanalyste Guy Corneau, que sont nés les premiers groupes d'hommes, mouvement qui a très vite essaimé, en France et ailleurs. Patrick Guillot, dans cet ouvrage, propose à un large public de découvrir ce phénomène. Après en avoir esquissé l'historique, l'auteur nous convie à rencontrer quinze participants qui nous livrent à cœur découvert leur vécu, leur ressenti, et l'évolution que leur a apporté cette expérience.

 Véritable outil de croissance pour tous les participants, les groupes d'hommes contribuent à faire évoluer la condition mascukine vers une plus grande authenticité, une meillleure communication, une approche beaucoup plus intime du vécu intérieur, qui aide à mieux se connaître soi-même, et à mieux gérer sa vie sur tous les plans. Désormais, les hommes qui ont manqués de repères masculins strucuturants, ou qui ne se reconnaissent pas dans le stéréotype, ont une alternative, un lieu de ressourcement.

Un témoignage unique et rare sur l'homme face aux nouveaux paradigmes du monde masculin dans notre société.

Un auteur impliqué:

Patrick Guillot, 52 ans, s'est intéressé aux groupes d'hommes dès leur apparition en France, en 1993. Il s'est beaucoup impliqué dans les Réseaux hommes, structures qui créent et fédèrent les groupes d'hommes d'une même région, ce qui lui a donné l'occasion de partager l'expérience de nombreux partcipants d'horizon très variés.

 

Horizons (p. 233)

Sortie en deux siècles d'une organisation immémoriale qui faisait vivre les sexes en deux espaces séparés, notre société, comme c'est souvent le cas après les grandes ruptures, semblait devoir évoluer irrésistiblement vers l'organisation inverse, à savoir la mixité totale. Sans remettre en cause cette évolution, les groupes d'hommes l'ont contournée, aménagée, en réinventant un espace masculin. Ils ont montré la nécessité de préserver ce genre d'espace, parce qu'il correpsond à des besoins fondamentaux. Ils ont aussi montré que cela était possible pacifiquement, et n'impliquait pas de discrimination à l'encontre de l'autre sexe.

Ils ont crée un lieu de ressourcement spécifique, dont il n'existait pas d'équivalent. Désormais, ceux des hommes qui n'ont pas eu de repère masculin structurant ou qui ne se reconnaissent pas dans le stéréotype, ont une alternative. Ils ont un autre choix que ceux de s'enfermer dans le silence, ou de demander aux femmes une aide qu'elles ne peuvent leur apporter. Autre aussi que celui de passer par une démarche encadrée et payante, d'ordre médical ou thérapeutique.

Ils ont montré que les hommes, pour peu qu'ils disposent d'un cadre et d'outils adaptés, savent accéder, dans un registre qui leur est propre, à des capacités de communication qu'un certain discours contemporain à pris l'habitude de qualifier, abusivement ou maladroitement, de "féminines" : l'écoute, la sensibilité, l'intimité, etc. Et qu'ils s'en trouvent libérés et renforcés.

Enfin, et ce n'est pas le moins surprenant, ils ont donné envie à des femmes d'ouvrir une voie parallèle, en créant leurs propres groupes, sur le même modèle - en validant du même coup sa pertinence.